Cinesteam®

Les plaies malodorantes

Entre 5 et 7 millions de plaies chroniques surviennent chaque année en Amérique du Nord
10 % de ces plaies chroniques sont malodorantes
 Les causes des plaies sont variables allant des plaies aigües (accidentelles, chirurgicales) aux plaies chroniques. Si dans la grande majorité des cas les plaies cicatrisent et se referment à l’aide d’un protocole de soins adaptés et de la correction de facteurs de retard de cicatrisation, il existe des types de plaies qui ne guérissent pas facilement : les plaies chroniques.
Les plaies sont considérées comme chroniques si elles ne cicatrisent pas au bout de 4 à 6 semaines selon leurs étiologies. Il s’agit d’ulcères (notamment des ulcères dits « du pied diabétique »), d’escarres ou de plaies tumorales. On estime à 10% la proportion de plaies chroniques émettant des odeurs désagréables. Ces odeurs sont causées par des bactéries qui résident dans les tissus nécrosés et émettent des composés organiques volatiles (COVs) malodorants. Toutefois, une mauvaise odeur n’est pas forcément le signe d’une infection et peut-être simplement liée à la présence de tissu nécrotique ou de certaines bactéries.
Les plaies chroniques sont retrouvées et prises en charge dans les services hospitaliers de plaie et cicatrisation, de soins palliatifs, de soins de support, en gériatrie mais aussi dans les EHPAD et dans le cadre de soins hospitaliers à domicile.

Si la guérison de ces plaies n’est pas possible malgré les soins apportés, les odeurs peuvent être éliminées ou réduites en quelques jours en supprimant, selon les cas, les tissus nécrosés par détersion, en drainant les abcès et/ou en apportant un traitement antibiotique et antimicrobien.

Néanmoins sur certaines lésions, la cause de l’odeur ne peut pas être traitée et la mauvaise odeur dégagée par la plaie persiste. L’inconfort pour le patient est alors considérable mais également pour son entourage et pour le personnel soignant.

L’objectif des traitements mis en place pour ces patients est de leur redonner de l’estime de soi, de leur permettre une vie sociale la plus normale possible ainsi que d’améliorer leur qualité de vie notamment leur sommeil et leur appétit.

 

        

 

Références :

Charitansky H., & Fromatin I. (2008). Les plaies tumorales. Soins, 53 (722), 51-55Mc Manus J., Principles of skin and wound care : the palliative approach, End of life care, 2007, Vol 1., N°1
Morris C. Wound odour : principles of management and the use of CliniSorb. Br J Nurs. 2008; 17(6):S38, S40–2
O’Brien C. Plaies cancéreuses prise en charge de l’odeur. Canadian Family Physician. mars 2012; vol 58:141-143. English:  Malignant wounds: managing odour. Can Fam Physician. 2012; 58(3):272-274.Fromantin, I., Watson, S., Baffie, A., & Rivat, A., et al. (2014). A prospective, descriptive cohort study of malignant wound characteristics and wound care strategies in patients with breast cancer. Ostomy Wound Manage 2014 Jun; 6(60):38-48John M.Mac Donald, Terence J.Ryan, Global Impact of the chronic wound and lymphoedema, , WHO (2010, World Health Organization report); Sen et al Human Skin Wounds : A major and Snowballing Threat to Public Health and the Economy, Wound repair Regen. 2009 Nov-Dec. https://palli-science.com/guide-pratique-des-soins-palliatifs/19662-plaies-malodorantesPansement_synthese_rapport_HAS_2009.
COV : composé organique volatile
EPHAD : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes